Ghyslaine Gimenes L’alcoolisme, une maladie.


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ON PEUT DÉCRIRE UNE MALADIE

Tout le monde n’en est pas convaincu, mais l’alcoolisme – la dépendance à l’alcool – est une maladie, une forme d’allergie physique doublée d’une obsession mentale.

Le concept de maladie, une fois compris et accepté, permet de commencer à réaliser qu’une personne qui abuse ou fait mauvais usage d’une drogue ne le fait pas nécessairement délibérément, mais peut-être parce qu’elle est malade.

Ce concept ne faisant pas l’unanimité chez les scientifiques, ne vous en faites pas si vous préférez croire à une certaine faiblesse de caractère ou à une déficience de la volonté. Vous ne seriez pas les seuls à en douter. D’ailleurs, plusieurs médecins refusent d’admettre ces notions de maladie, et, sans aucune mauvaise intention de leur part, risquent d’augmenter la dépendance physique et/ou psychologique en prescrivant des médicaments contre-indiqués à de tels patients.

Une maladie est une condition qui se décrit dans une population. La multiplication des centres de thérapie pour alcooliques et toxicomanes en est une preuve socialement concluante. La symptomatologie, ou la liste des caractéristiques de la maladie, est disponible, et nous permet de reconnaître sa présence et ses effets.

Un des symptômes de l’alcoolisme est de boire par compulsion. Cette “obligation” de consommer est inadéquate, imprévisible, excessive et constante.

Le comportement de l’alcoolique se promène entre deux extrêmes qui déroutent ceux qui l’entourent. Le dépendant n’est pas conscient de cette compulsion, de cette obligation dite “obsessionnelle” qui est présente dans son esprit.

LA MALADIE EST PRIMAIRE

Plutôt que d’être un symptôme émotionnel ou personnel camouflé, l’allergie physique à l’alcool est la cause de beaucoup de ces problèmes ou aggrave ceux qui existent déjà.

LA MALADIE SUIT UN COURANT PRÉVISIBLE ET PROGRESSIF

La maladie est progressive, ce qui veut dire que les malaises iront en s’aggravant si la maladie n’est pas traitée. L’alcoolisme suit un processus très prévisible que tout dépendant subit : passant du plaisir social de la consommation, à l’abandon de ses intérêts et activités, à la détérioration de sa santé.

Il peut y avoir des “plateaux” émotionnels, de sorte qu’un comportement demeure stable pour des périodes allant de quelques mois à quelques années. Mais parce que c’est une maladie à multiples facettes, le comportement peut demeurer stable pendant que d’autres facettes se détériorent. La dépendance agit à la fois sur le plan physique, mental, émotionnel et spirituel.

LA MALADIE EST PERMANENTE ET CHRONIQUE

Telle une allergie, une fois qu’un individu est atteint de dépendance à l’alcool ou aux psychotropes on peut dire qu’il demeure très fragile, physiquement et psychologiquement, aux diverses substances. Une fois passé le seuil de la tolérance, l’alcoolique ne pourra pas “redevenir” un consommateur modéré, parce que son système nerveux central est devenu affaibli. Le risque de “re-déclencher” une obsession mentale de boire va réapparaître fatalement.

La seule alternative est de s’abstenir de tout produit psychotrope qui agit sur le cerveau, évitant l’alcool, les stimulants ou les amphétamines, barbituriques, tranquillisants mineurs et même les sirops pour la toux qui contiennent de la codéine.

L’abstinence devient une règle d’or pour retrouver la santé.

LA MALADIE EST FATALE

Laissée à elle-même, l’alcoolisme est une maladie fatale à 100%. À ce stade, nous ne parlons plus d’une mauvaise habitude, mais d’une situation de vie ou de mort.

LA MALADIE EST TRAITABLE

La maladie peut être traitée et arrêtée. Les preuves sont faites par des millions de gens qui sont maintenant réhabilités à un taux de réussite de 70 à 80 %.

La dépendance aux drogues ne peut être définitivement guérie. Une personne ayant cessé toute consommation, qui a été en traitement et s’est rétablie par un style de vie sain et convenable, ne pourra jamais prétendre pouvoir consommer à nouveau, sans aucun risque.

La réhabilitation est un processus et un engagement de toute une vie.

ON PEUT DÉCRIRE UNE MALADIE

Tout le monde n’en est pas convaincu, mais l’alcoolisme – la dépendance à l’alcool – est une maladie, une forme d’allergie physique doublée d’une obsession mentale.

Le concept de maladie, une fois compris et accepté, permet de commencer à réaliser qu’une personne qui abuse ou fait mauvais usage d’une drogue ne le fait pas nécessairement délibérément, mais peut-être parce qu’elle est malade.

Ce concept ne faisant pas l’unanimité chez les scientifiques, ne vous en faites pas si vous préférez croire à une certaine faiblesse de caractère ou à une déficience de la volonté. Vous ne seriez pas les seuls à en douter. D’ailleurs, plusieurs médecins refusent d’admettre ces notions de maladie, et, sans aucune mauvaise intention de leur part, risquent d’augmenter la dépendance physique et/ou psychologique en prescrivant des médicaments contre-indiqués à de tels patients.

Une maladie est une condition qui se décrit dans une population. La multiplication des centres de thérapie pour alcooliques et toxicomanes en est une preuve socialement concluante. La symptomatologie, ou la liste des caractéristiques de la maladie, est disponible, et nous permet de reconnaître sa présence et ses effets.

Un des symptômes de l’alcoolisme est de boire par compulsion. Cette “obligation” de consommer est inadéquate, imprévisible, excessive et constante.

Le comportement de l’alcoolique se promène entre deux extrêmes qui déroutent ceux qui l’entourent. Le dépendant n’est pas conscient de cette compulsion, de cette obligation dite “obsessionnelle” qui est présente dans son esprit.

LA MALADIE EST PRIMAIRE

Plutôt que d’être un symptôme émotionnel ou personnel camouflé, l’allergie physique à l’alcool est la cause de beaucoup de ces problèmes ou aggrave ceux qui existent déjà.

LA MALADIE SUIT UN COURANT PRÉVISIBLE ET PROGRESSIF

La maladie est progressive, ce qui veut dire que les malaises iront en s’aggravant si la maladie n’est pas traitée. L’alcoolisme suit un processus très prévisible que tout dépendant subit : passant du plaisir social de la consommation, à l’abandon de ses intérêts et activités, à la détérioration de sa santé.

Il peut y avoir des “plateaux” émotionnels, de sorte qu’un comportement demeure stable pour des périodes allant de quelques mois à quelques années. Mais parce que c’est une maladie à multiples facettes, le comportement peut demeurer stable pendant que d’autres facettes se détériorent. La dépendance agit à la fois sur le plan physique, mental, émotionnel et spirituel.

LA MALADIE EST PERMANENTE ET CHRONIQUE

Telle une allergie, une fois qu’un individu est atteint de dépendance à l’alcool ou aux psychotropes on peut dire qu’il demeure très fragile, physiquement et psychologiquement, aux diverses substances. Une fois passé le seuil de la tolérance, l’alcoolique ne pourra pas “redevenir” un consommateur modéré, parce que son système nerveux central est devenu affaibli. Le risque de “re-déclencher” une obsession mentale de boire va réapparaître fatalement.

La seule alternative est de s’abstenir de tout produit psychotrope qui agit sur le cerveau, évitant l’alcool, les stimulants ou les amphétamines, barbituriques, tranquillisants mineurs et même les sirops pour la toux qui contiennent de la codéine.

L’abstinence devient une règle d’or pour retrouver la santé

LA MALADIE EST FATALE

Laissée à elle-même, l’alcoolisme est une maladie fatale à 100%. À ce stade, nous ne parlons plus d’une mauvaise habitude, mais d’une situation de vie ou de mort.

LA MALADIE EST TRAITABLE

La maladie peut être traitée et arrêtée. Les preuves sont faites par des millions de gens qui sont maintenant réhabilités à un taux de réussite de 70 à 80 %.

La dépendance aux drogues ne peut être définitivement guérie. Une personne ayant cessé toute consommation, qui a été en traitement et s’est rétablie par un style de vie sain et convenable, ne pourra jamais prétendre pouvoir consommer à nouveau, sans aucun risque.

La réhabilitation est un processus et un engagement de toute une vie.